Alimentation de bébé

Manger comme les grands: passer sans encombre de la bouillie à la nourriture solide

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De la voie lactée au paradis des gourmets: après l'étape de la bouillie, dès l’âge d'un an, votre bambin peut manger comme les grands. S’il parvient à mâcher et à avaler sans problèmes, il peut désormais goûter à tout ce qui est proposé au menu des grands.

Lorsque votre trésor se met à dédaigner sa bouillie pour exiger à grands cris sa part de rôti, il est temps de l’inviter à partager vos menus. Mais attention, cela signifie aussi que  les traitements de faveur, c'est terminé! A partir de ce moment, l’univers familial ne tournera plus autour des habitudes alimentaires particulières de bébé.

Conseils pour la transition à l’alimentation solide

3 conseils pour un passage réussi à la nourriture solide

  • Célébrer dès les début les repas partagés, à la manière d'un rituel social: idéalement, les repas seront pris ensemble à la table familiale, de même que les dix-heures et les quatre-heures. C’est l’occasion de partager un moment en famille. Mais d’autres avantages ne sont pas à dédaigner, notamment le fait que seul le sol de la salle à manger nécessite un grand coup de serpillère après les repas, et pas celui de tout l’appartement. En effet, les tout-petits devraient pouvoir découvrir les aliments de manière ludique avec leurs doigts avant de savoir utiliser les couverts pour bébé et d’avoir assimilé les bonnes manières. Un bavoir et une nappe en toile cirée sont utiles pour limiter les dégâts. Des tentatives de diversion telles que la télé, les tablettes et smartphones sont absolument tabous.
  • Le passage de la bouillie à l’alimentation normale devrait se faire petit à petit afin de ne pas surmener l’appareil digestif du jeune enfant. Pourquoi ne pas profiter de l'apparition des premières dents pour arrêter de réduire les aliments en purée fine? La structure plus grossière des mets habituera vite l’entant à utiliser ses dents correctement.
  • Lorsque leur régime ne se limite plus à la bouillie, les tout-petits sont généralement curieux de découvrir les nouvelles saveurs . Aux parents de profiter de ce «temps béni» pour faire goûter un maximum de nouveaux mets à leur petit gourmet. Il est en effet plus que probable que lui aussi passera bientôt par la phase «C’est pas bon!» pendant laquelle il dédaignera même son mets préféré sans raison apparente.

Le passage abrupt des repas accueillis avec joie aux caprices alimentaires s’explique en partie par les changements affectant la croissance après l’âge d'un an. Alors que le poids du bébé a triplé durant la première année,  l'enfant a désormais un besoin de calories comparativement moindre. En tant que parent, il est utile de savoir que l’estomac d’un jeune enfant ne dépasse pas la taille d’une petite pomme. Il est absurde d’obliger un enfant à terminer son assiette, car cela ne mène à rien et l’enfant n’apprend pas à se fier à son sentiment de satiété naturel. Manger devrait toujours être une proposition, pas une obligation. En cas de doute, il vaut mieux s’adresser à un(e) spécialiste.

Quels sont les aliments adaptés pour mon enfant?

La Société Suisse de Nutrition recommande de donner aux jeunes enfants des mets variés, en se basant sur la pyramide alimentaire, à partir de la deuxième année. Dans un premier temps, le mieux est de couper ou d’écraser les aliments en petites portions de la taille d'une bouchée. Utiliser parcimonieusement le sel et les épices ainsi que les légumes favorisant les ballonnements. Ceci vaut également pour le «junk food» (la malbouffe) et les mets sucrés. Soyez un modèle pour votre enfant, en matière d’alimentation, car il apprend surtout en vous observant.
Il vaut mieux cuire, râper ou moudre les aliments particulièrement durs, tels que les carottes ou les noisettes, pour éviter que des morceaux ne glissent malencontreusement dans les voies respiratoires.
L’enfant peut désormais consommer du miel, ce qui n’a pas été le cas jusqu’à sa première année, en raison du danger de botulisme infantile. Selon le WHO (World Health Organization), dès 12 mois, les bébés ont développé les forces immunitaires naturelles qui empêchent la croissance de ces bactéries mortelles dans l’intestin.
Un enfant d'un an sevré devrait boire environ 350 ml de lait entier chaque jour, ou en consommer l'équivalent sous forme de séré, de yogourt ou de fromage frais.
Astuce: les jeunes enfants préfèrent le yogourt nature, au goût un peu acide, s’il est adouci avec des fruits mûrs, par exemple de la banane.

Prendre goût

La plupart des enfants crachent et crient lorsqu'on veut leur faire goûter des mets amers. Sur le plan de l'évolution, ce rejet des substances amères a sa raison d’être: pratiquement toutes les plantes vénéneuses sont en effet amères. D'où notre prédilection pour le goût «sucré»: dès le début, les jeunes enfantsidentifient cette caractéristique du lait maternel, que même les sens peu entraînés du nouveau-né reconnaissent comme bénéfique. Certes, le goût est beaucoup plus développé chez les tout-petits que chez les adultes, mais le cerveau doit encore apprendre à classer le flux d’information propre aux différents goûts. Présentez joliment les aliments sur l’assiette, privilégiez les couleurs, et dotez par exemple la courgette peu appréciée d'un visage sympathique. Ce qui est valable pour les grands l’est également pour les petits: ils mangent aussi avec les yeux.

Toutes les bonnes choses vont par quinze

Les parents sont responsables du comportement alimentaire de leurs enfants. Le goût étant une question d’habitude, il peut s’entraîner. Des études de psychologie alimentaire montrent que les chances qu'un enfant apprécie un aliment augmentent en fonction de la fréquence à laquelle celui-ci l'aura goûté. On dit même qu’un bambin devrait avoir goûté environ quinze fois un nouveau mets avant de l’aimer. Il ne vous reste donc plus qu’une solution: faire goûter, encore et encore.

Photo: Getty Images

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