Entretien avec Bettina Zimmermann, ambassadrice de l’opération

À la fin du mois de juin 2017, Bettina Zimmermann s’est rendue en Haïti afin de se rendre compte en personne de la lutte contre la maladie infectieuse dans l’un des pays les plus pauvres du monde. Lors de cet entretien, elle évoque ses impressions et expériences.

bettina-zimmermannt-content-1
L’image est en cours de téléchargement.
web.lightbox.openLink
bettina-zimmermannt-content-1
L’image est en cours de téléchargement.

Cette année, Bettina Zimmermann est l’ambassadrice de l’initiative Pampers «1 paquet = 1 vaccin pour sauver une vie» contre le tétanos chez les nouveau-nés, en faveur de l’UNICEF. D’octobre à décembre 2017, pour chaque achat d’un paquet de couches, Pampers fait un don à l’UNICEF correspondant à la valeur d’une dose de vaccin vitale. Ensemble, les partenaires entendent contribuer à vaincre le tétanos chez les mères et les nourrissons, dans le monde entier. Famigros soutient la mise en œuvre de ce programme au sein de Migros et double le montant du don, lui faisant atteindre la valeur de deux doses de vaccin.

En qualité d’ambassadrice de l’initiative de Pampers en faveur de l’UNICEF «1 paquet = 1 vaccin pour sauver une vie», vous vous êtes rendue en Haïti cet été. Quelles étaient vos attentes à votre arrivée?
Bien entendu, je savais que je me trouvais dans l’un des pays les plus pauvres du monde, qui plus est régulièrement ébranlé par des catastrophes naturelles. D’autre part, Haïti est située dans les Caraïbes, synonymes de nature magnifique, de palmiers et de plages de sable. Naturellement, nous avons aussi vu tout cela sur place, mais j’ai surtout découvert un peuple incroyablement fort, qui se relève sans cesse et lutte contre la destruction de son pays – récemment, par l’ouragan Matthew. Les Haïtiens sont aidés par les infatigables travailleurs humanitaires de l’UNICEF. J’ai été fascinée de voir comment les gens acceptent et mettent en œuvre l’aide à l’entraide.

Quel est le contexte précis de l’initiative de Pampers en faveur de l’UNICEF?
C’est déjà la douzième année que les deux partenaires se mobilisent via cette initiative pour éradiquer le tétanos chez les mères et les nourrissons. Cette maladie infectieuse est surtout dangereuse directement après la naissance, pour la mère comme pour l’enfant. Et notamment quand les mères accouchent à la maison et que, par exemple, le cordon ombilical est coupé avec un instrument non stérilisé. La mère et le bébé peuvent être protégés de ce risque mortel lors de la naissance. Si la mère est vaccinée contre le tétanos, elle transmet aussi cette protection à son bébé pendant les deux premiers mois.

Pourquoi soutenez-vous l’initiative de Pampers en faveur de l’UNICEF?
Je soutiens cette initiative, car je me suis informée et je sais que vacciner les mères contre le tétanos est une première étape essentielle pour permettre aux bébés de prendre un bon départ dans la vie. Pampers et l’UNICEF, tout comme moi-même, avons à cœur d’y parvenir.

En Haïti, j’ai pu voir que l’aide que nous pouvons apporter dans notre pays grâce à un acte aussi banal au quotidien que l’achat de couches aboutit vraiment. Les chiffres et le fait que, depuis le début de cette coopération, le tétanos a pu être éradiqué comme cause de décès dans plus de la moitié des pays anciennement touchés, ne laissent planer aucun doute. L’initiative de Pampers en faveur de l’UNICEF a contribué à ces succès. Un autre point m’a également convaincue: la durabilité des programmes de l’UNICEF. L’UNICEF ne se contente pas de financer des doses de vaccin, mais met également en place des programmes de vaccination sur place, forme des bénévoles et assure le transport et le stockage des vaccins. Ce programme complet permet aussi à de nombreux Haïtiens de bénéficier d’une formation de secouriste. Ainsi, ils peuvent aider l’équipe de l’UNICEF à informer la population de l’importance de la vaccination antitétanique pour les femmes en âge de procréer. La société s’approprie donc elle-même ce savoir, qui ne reste plus l’apanage des agents étrangers, lesquels ne séjournent parfois dans le pays que pendant une durée déterminée.

Haïti est souvent frappée par des catastrophes naturelles comme des ouragans et des séismes; en 2016, elle a été touchée par l’ouragan Matthew. Quel impact du programme de vaccination contre le tétanos pour les mères et les nouveau-nés avez-vous perçu?
En Haïti, nous avons visité un centre sanitaire, un hôpital et un poste de vaccination mobile. Il était agréable de constater que l’hôpital de la ville de Jacmel est d’un très bon niveau. Mais cela ne signifie pas qu’il est comparable à un hôpital européen. L’hôpital ne dispose par exemple pas d’une ambulance, de sorte que les patientes ne peuvent généralement pas être hospitalisées à temps, notamment en cas de complications lors de l’accouchement. Les infrastructures proprement dites, en particulier l’état des routes, créent des conditions plus difficiles pour les mères, notamment à la campagne, quand il s’agit de rejoindre l’hôpital ou le centre sanitaire.

Comment se déroulent les vaccinations en Haïti?
Tout dépend de l’endroit où elles sont pratiquées. À l’hôpital ou au centre sanitaire, elles se passent à peu près comme pour nous chez le médecin de famille. Nous avons également visité un poste de vaccination mobile, qui sert surtout à informer, mais aussi à vacciner les personnes vivant dans des zones retirées. L’information sur les prochaines vaccinations se présente ainsi: quelques jours avant l’arrivée des agents de l’UNICEF, une personne fait le tour du village et explique aux gens où ils doivent se rendre et à quel moment. Le jour de la vaccination, une femme avait mis une parcelle de son jardin à disposition, dans notre cas. Elle avait installé une sorte de salle d’attente en plein air, avec des chaises, et les gens sont arrivés peu à peu.

Quelles impressions, notamment de la population locale, avez-vous ramenées chez vous?
Je pense que les Haïtiens sont un peuple incroyablement courageux, avec un esprit extrêmement combatif. J’ai rencontré tant de personnes qui ne se laissent pas abattre par l’adversité, mais rayonnent de courage et de fierté. Les parents que j’ai eu le plaisir de rencontrer en Haïti m’ont notamment montré qu’un désir nous unit tous, où que nous vivions: celui que nos enfants aillent bien. Ici, beaucoup de personnes souhaitent que leurs enfants puissent aller à l’école et, plus tard, à l’université, afin d’aider à la reconstruction de leur pays.

* Pour chaque achat d’un paquet de couches Pampers (sauf Sleep & Play), chaque visionnage de la vidéo de l’action et chaque ticket de caisse téléchargé via la Pampers Club App pendant la période de l’action (du 1.10.17 au 31.12.17) sur www.pampers.de, www.facebook.com/PampersDeutschland et http://www.youtube.com/user/PampersDeutschland, vous aidez l’UNICEF, avec Pampers, à protéger du tétanos les femmes enceintes et en âge de procréer dans des pays en voie de développement. Pendant une grossesse, deux vaccinations suffisent pour protéger la mère et l’enfant lors de l’accouchement. Les mères sont ensuite protégées pendant au moins trois ans et les nouveau-nés durant les deux premiers mois de leur existence. Pour chaque achat d’un paquet de couches Pampers (sauf Sleep & Play), Procter & Gamble soutient l’UNICEF dans la lutte contre le tétanos chez les nouveau-nés en faisant un don de € 0,078 [soit Fr. 0,084]. Ce montant représente le coût d’une dose de vaccin contre le tétanos ou contribue à financer son administration. Plus d’informations sur www.pampers.ch ou www.unicef.ch. Pampers soutient l’UNICEF. L’UNICEF ne privilégie aucun produit ni marque.

D’autres idées de la rédaction Famigros